Un peu d'Histoire...
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Quelques seigneurs
Le château
La seigneurie
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Aux environs
[Les astérisques qui suivent certains noms de personnes renvoient à l'article qui leur est consacré dans la rubrique "Quelques seigneurs"]

La seigneurie du Mont appartient dans la seconde moitié du XIVe siècle à la famille des Ages, solidement établie dans le Bourbonnais. Le 13 mai 1385, Guillaume des Ages, chevalier, seigneur du Mont, rend hommage de « son lieu et manoir du Mont » à son seigneur féodal, Louis II de Brosse, seigneur de Sainte-Sévère. Le château passe ensuite à son fils Gilbert des Ages, qui figure parmi les hommes du duc de Bourbon au siège de Pont-Audemer en 1378, puis lors de la campagne de Bretagne en 1392. Il s’éteignit après 1401, laissant de sa femme Marguerite Le Groing plusieurs enfants. C’est l’aîné Guillaume des Ages* qui lui succéda dans ses seigneuries, et les conserva jusqu’à sa mort, vers 1427. Guillaume II des Ages, son fils, épousa en 1429 Jeanne de La Châtre, et prit part en 1436 à une réunion des seigneurs du Bas-Berry à Sainte-Sévère. Il fut également le capitaine d’une compagnie de 200 routiers (« mercenaires »).

A sa mort, la seigneurie du Mont passa au neveu de sa femme, et entra donc dans la famille de La Châtre, vers 1460. Georges de La Châtre*, seigneur de Breuillebaud, fut grand fauconnier de France, et servit à ce titre les rois Charles VII et Louis XI. Il avait épousé en 1448 Jacqueline de Barbançois, fille d’Hélion de Barbançois, seigneur de Sarzay. En tant que seigneur du Mont, il réalisa plusieurs transactions avec des habitants des environs, en 1479 et 1485, et s’éteignit vers 1500, laissant trois fils. C’est au troisième, Antoine, fils bâtard légitimé par Georges en 1499, qu’échut la seigneurie du Mont. Il fit donc tout de suite hommage de « son hôtel et manoir noble dudit lieu de Mont » à Jean de Rieux, seigneur de Sainte-Sévère, le 15 août 1501. On le retrouve comme gentilhomme de la duchesse de Brabant, puis de la comtesse de Foix, et il s’éteignit peu après 1427. La seigneurie du Mont passe alors à Claude de La Châtre*, qui ne la conserva que peu de temps, puisqu’il fut tué par le seigneur de Pouligny-Notre-Dame à Sainte-Sévère en 1529.

Le château et la seigneurie du Mont furent alors divisés entre deux propriétaires : d’une part Jacques puis René des Moulins, seigneurs de Tercillat ; de l’autre Gilbert de Jarrye, seigneur de Lavaubonneuil, puis son fils François. Ce dernier vendit sa moitié à la famille Bourdin, qui y résida jusqu’en 1639. L’autre moitié passa, à la mort de René des Moulins, à Claude de Courtois, puis à Charlotte de Noblet, qui conserva sa moitié de 1577 à 1627. Elle la revendit alors à Gaspard Thibaudin, seigneur de Lavaupilière et capitaine de Sainte-Sévère.
C’est le fils de ce dernier, Augustin Thibaudin, qui finit par vendre sa partie à Sylvain de Bridiers*, seigneur des Combes, en 1634. Sylvain de Bridiers racheta l’autre moitié du Mont en 1639, et vint s’y établir avec sa femme Anne de La Varo. Il y résidait encore en 1656, et mourut peu après cette date, laissant quatre fils. Louis de Bridiers, seigneur du Mas-Sarrazin, reçut la seigneurie du Mont, et s’y installa également jusqu’à sa mort, survenue après 1692. De sa femme Anne de Barbançois, fille de Léon II de Barbançois, marquis de Sarzay, il laissa plusieurs enfants, mineurs au moment de sa mort. Le seigneur de Sainte-Sévère, conformément à son droit, exerça le retrait féodal sur la seigneurie, et la fit vendre en adjudication à Claude Thibault, en 1697.

Dès cette date, le Mont fut à nouveau divisé entre deux familles bourgeoises, les Guillot (originaires de Châteaumeillant), et les Pasquet (de Toulx-Sainte-Croix). Les deux moitiés du Mont passèrent à leurs héritiers successifs, jusqu’à ce qu’en 1758, Marie Durand et Robert François Xavier Guillot décident de partager la seigneurie définitivement. Le château revint à Marie Durand et à son fils Laurent de Villeneuve, seigneur des Granges, conseiller du roi et du comte d’Artois au bailliage d’Issoudun. Mais la seigneurie du Mont, affaiblie par ces partages, ne disposait plus que d’un maigre revenu. Pierre-Michel de Brosse, baron de Sainte-Sévère, en ordonna le retrait féodal, et une nouvelle mise en adjudication.
Le château et la seigneurie du Mont furent alors rachetés en 1778 par Anne-Marie de Villaines, veuve d’Antoine-Joseph de Saint-Julien, baron de Malval. Devenue par la suite baronne de Sainte-Sévère, elle rattacha la seigneurie du Mont à la baronnie. La famille de Villaines resta en possession des ses biens après la Révolution, et Anne-Marie de Villaines légua en 1804 ses biens à son neveu le comte Omer de Villaines. C’est le marquis Ernest de Villaines qui vendit le château à des agriculteurs, en même temps que ses autres biens de la région, à la fin du XIXe siècle. Passé de mains en mains, il échut à Jean Brandon, puis à la famille Fromentin, avant d’être finalement racheté à celle-ci en 1990, faisant depuis l'objet de restaurations qui se poursuivent.

lechateaudumont
11/04/05